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    06 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    j’ai bu à la fontaine d’innocence, Plongé ma coupe dans l’eau vive et naïve, baigné mes yeux des splendeurs des fleurs blanches, supporté leurs épines, mêlé ma sève aux crues, distillé les poisons, éprouvé les heures sèches, porté le deuil au seuil imperméable...

  • 16

    06 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Rien que le bruissement des feuilles nocturnes ou la nuit blanche, et l’allée des jours légendaires où s’étreignent les ifs ; Ô pinceau baigné d’encre de chine, qui du vent où des feuilles décida ton premier frémissement ? D’où tiens-tu cette fleur, dont...

  • 11

    05 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Défaite de toutes choses défaites en nos défaites, Défaite saine ! Qui n’appartient à aucun, qui n’appartient à Personne, Tu ne désespères, En ta souveraine hantise, Ni du plus haut ni du plus bas, Puisqu’en tout lieu, Tu prodigues chaque jour la preuve...

  • 10

    05 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Nous ne voyons jamais la mort Qu’à travers les yeux de la Vie. La parole qui s’avance plus loin est suspecte. Au dernier tournant, Nous attend la morsure végétale Qui nous a déjà longuement empruntés, Qui nous a saisis dès le premier souffle ; Au dernier...

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    23 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    J'aime les matins fauves Où le fil d'Ariane se rompt, Et laisse L'homme pluriel, La femme plurielle, Et le monstre invincible; Car l'unique est pluriel et aucun n'en est le juste milieu.

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    20 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Abîmes des cieux Abîmes des dieux Abîmes des hommes Abîmes de la terre, Il n'est écrit nulle part Ce décret de l'abîme, qui veut qu'en l'abîme de toute chose, se tienne l'abîme de l'abîme. Nulle part, sinon en nous_

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    22 décembre 2011 ( #Infractuosités religieuses )

    Nous n’avons toujours pas, quant à l’orientation mystique de la pensée qui interroge la substance originelle de la création, entendu le dépassement religieux de toute religion opéré par Hölderlin : “le même qui”. “Le même quoi”, si on transpose à la perspective...

  • _1

    20 février 2011 ( #Infractuosités religieuses )

    Qu'il faut croire en quelque chose _ tout est là.

  • #11

    05 août 2010 ( #Le sinistre de l'écriture (extraits) )

    "Quand tout s'est obscurci, règne l'éclairement sans lumière qu'annoncent certaines paroles." (Maurice Blanchot) Et quand tout s'éclaire à nouveau, sinistre, sans parole.

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    01 mai 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Trouver repos dans une image? Il s'y enterre; Et la Terre dévore la forme qu'elle avait pour lui.

  • #21

    12 août 2010 ( #Le sinistre de l'écriture (extraits) )

    Sinistre sans retour, puisque sans aller

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    11 juin 2011 ( #Infractuosités religieuses )

    Jésus est le Maître des chrétiens. Les Juifs et les Musulmans n’y trouveront jamais la paix. En dehors des chrétiens, Jésus n’est que poussière. Et sans Jésus, les chrétiens sont finis.

  • 61

    03 mai 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Musée des muses, Où est-elle, la fleur devant qui je m'incline? Comment pourrait-elle se tenir sur les chemins qu'elle trace ou qu'elle traverse? Le don du signe se signe à même le signe qu'il invente, ainsi insigne; Et tu signales, une fois encore, le...

  • _8

    17 mai 2011 ( #Infractuosités religieuses )

    L’Oint est irreprésentable en tant que tel. D’où le caractère crucial du sacrifice du Fils de l’homme, qui est Fils de Dieu, en croix, et qui est le croisement central de l’horizon mortel de l’esprit humain (in-finitude), et de la divination verticale...

  • 38

    13 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Sous le signe du cygne. Le chant du castrat n’a d’égal que le silence de l’idiot. Signe du singe.

  • _15

    19 juin 2011 ( #Infractuosités religieuses )

    Génie du christianisme : par le Fils, nul n’est le Père, et par l’amour que le Père donne au Fils, et le Fils aux hommes et aux femmes, tous sont les enfants de Dieu. Fin des évangiles.

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    14 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Bien que prodiguant le gite et le couvert à nos fantasmes immémoriaux, L’hôtesse se refuse à nous. Elle nous accorde son refus. Sa porte ouverte demeure close. La mesure des Séjours ne la résume pas.

  • #10

    02 août 2010 ( #Le sinistre de l'écriture (extraits) )

    Quand ici, l'absence se fait présence, La nuit est blanche et le soleil est noir.

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    01 mai 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Un silence nous effleure qui n'est point celui de la mort; Il froisse nos bruits, tandis que la mort des morts parle à travers nos bouches en vie. A jamais

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    08 mai 2011 ( #Infractuosités religieuses )

    La superstition est inhérente à la pensée. Toute pensée enveloppe une irréductible superstition. La pensée croit penser, avant même d'y penser _

  • #26

    15 août 2010 ( #Le sinistre de l'écriture (extraits) )

    Quand être lu, ne pas être lu, c'est sans importance, alors l'écriture change _ que la lecture ait lieu ou non; c'est le sinistre de l'écriture.

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    06 mars 2011 ( #Infractuosités religieuses )

    Seule la Foi (non pas la religion) anime. Le néant vampirise (qui n'est jamais que l'être auto-immune qui s'infecte d'inventer ce qu'il n'est pas).

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    03 mai 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Comme dans la Nuit, Aussi sûr que la Nuit, Les hommes oublieux se souvinrent de tant de choses immémoriales. Mais les hommes, qui s'en souviendra

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    21 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Elle n'a de pays natal que celui de ses migrations.

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    20 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Le temps des hommes, _Où conduit-il?_ Mène à la fin du temps des hommes. Sommes-nous encore là, Amis, Vers qui je tends ces bouquets ocres? Etes-vous encore là, termes qui embrassent le temps, comme tout temps pressent venir son terme_ Où en êtes-vous?...

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