Top articles
-
L'érotisme de la mémoire 5
Enfouies, en toute ampleur, sédimentées au prochain, telles, déterrées à fleur d'invisible, les pures copulations qu'opaque les liés à mesure qu'ils ( mais va avec la glaciation séquentielle du non lieu même) gèlent. Nappes, agglomérées dans le jour de...
-
L'érotisme de la mémoire 4
(lui-diffère est la démultiplication qui) plusieurs (fait briller) courbes qui déclineraient, telles, parlantes, en son gîte de (l'ensemble de) sciences, lui échappent : rentrante, son impossible omniscience. La coulée sempiternelle de ces prochains qu'elle...
-
L'érotisme de la mémoire 3
Inauguré, le plat où le profane brusquement s'assombrit éconduit en son centre un autre sommeil à rêver, décelant la persistante permutation ajoutée à la paroi du geste, avec ce qui le débordant l'abîme, lui divulge sa différence, se montre inexplicablement...
-
l'érotisme de la mémoire 9
Le schéma éclos mais sans mesure de la ruine avancée de l'esprit de la pensée. Ruine initiatrice de ruines. Ruine issue d'un trou, issue de ce trou qui devient la pensée, l'issue défaite du trou dans le désir du revêtement. Ruine de la question du nom...
-
L'ombre maîtresse de Baudelaire
En terre des Fleurs du Mal, rien n'est comparable à la promenade aux bords des démesures, à proximité de la lucidité, selon la mesure maîtrisée, inflexible maîtresse. Ainsi, côtes à côtes, nous partageons cette délicieuse traîtrise qui nous gagne et nous...
-
_6
Le coup de génie mystique serait entièrement contenu dans le vase évangélique de Jean : ce que ce texte nous révèle, en deça de toute christologie, à travers la finitude de la chair (mortalité) et l'infinitude de la pensée (le faux infini), est la divination...
-
L'érotisme de la mémoire 10
Braise le sauvetage dépose peu à peu, poussé au bloc braise depuis le flot complexe en lequel en un sursaut persévéré menace sa spiration de réunir. En ce tamis versé maintes saisons parcourant le démêlement y affleure, vêtu sous l'étendue capté, le point...
-
Verlaine
Verlaine! _ il y a dans ce nom toute une prédestination qui confine au mystère, infiniment _ axiome même du Verbe. Que dire de plus? Toute la prosodie ne fut plus que suave sensualité. Les enchantements musicaux, dont il tissa tant de soyeuses nuances,...
-
L'érotisme de la mémoire 11
L'obstruction qui avance à l'angle du mystère. Sur l'ouïe. Crachant rapidement. Ténèbres par delà bien et mal. Ecrites par nul. La démesure du trouble se taille dans la clarté. Jusqu'à ce que s'obstrue la rive qui ne cesse pas. Edifié, il réduit en dedans...
-
1
Royaume de la rouille, Ton oeuvre lentement, Aussi sûrement que le silence minéral, Aussi sûrement que l'Automne Prépare son lit végétal dans l'hiver; Et tu rappelles au coeur qui souffre L'écorce tumultueuse du printemps, Et la rudesse de l'argile de...
-
3
Je t'ai trouvée Rouille, Creusée à même la Terre, Me suis coupé les doigts à ta morsure, Les ongles sans secours Fouillant les ossements, Les empreintes digitales Saignant auprès de fossiles Plus précieux que l'or, Plus véridiques que l'argent; Je t'ai...
-
2
La plage encore, Après tant de départs, Après tant de retours, La plage sans pays, Sans ports, Où le naufrage trouve repos, Où les embruns de la mer De la terre et du ciel ne font qu'un, Où les épaves orphelines s'endorment échouées sous la voûte nocturne...
-
#51
En quelque sorte, quoi que bien incertainement, la divination du sinistre, ou l'écrasement indéfini de la notion et de la fiction, ne peut se produire sans exercer une certaine fascination extatique, qui accorde au non lieu, à ce qui n'est corollaire...
-
#45
La pensée qui maintient un certain ordre d'évidence, cette pensée virile, dont la puissance est en acte, est la pensée glorieuse toujours capable d'actualiser la distinction de deux tendances générales du langage : la notion et la fiction. Ces deux tendances...
-
15
La lumière, il l'a recherchée avec l'éblouissement de l'enthousiasme, l'avidité de l'aveuglement, jusqu'à l'aveuglement. Il la voit_ Elle est sa nuit entière. Ah ses fastes, ses banquets, ses cérémonies, ses astres, ses constellations! Tant de haillons...
-
28 Raccourcis du Journuit
Le risque du raccourci, réponse lapidaire à la tourmente trop tortueuse des sentiers qui ne tournent que pour revenir sur leurs pas. Regarde où tu sautes. Le jour se lève, la nuit tombe, sur le pivot du journuit. Lieu-dit indivisible , l’aube et le crépuscule...
-
20
Les sentiers d’assiduité et d’effervescence journalières, épisodes d’enthousiasmes natifs aux fronts des feuilles vertes des vergers, nous auront trouvés de moins en moins animés par le citron bleu essentiel, de moins en moins habités par l’espoir souverain...
-
34
Le poële de métal dans l'hiver sans demeure, ou le noir présage du blanc détruit, N’ont d’autres attentes que celles des prochaines flambées que se dépose encore, entre raims et ramons, un peu de suie Et tu te risques encore, clandestin, au dernier écho...
-
35
Des braises incandescentes aux cendres illisibles , la rougeur de la rouille, et de nouveau, quelques éternuements de pollen, poussière déjà ancienne. Les scories, Volcans naguère célébrés comme de glorieux fardeaux, sont si légères dans la vélocité des...
-
7
Evanescente ralentie Aux yeux des éphémères, Telle l’eau des larmes De joie et de peine des vieillards, Dans le vieux seau Au fond du jardin ; C’est là que l’enfant grandit, Près de l’arbre, Près du puits, Près du prochain seau; Que telle le la brindille...
-
36
Elle ne porte plus le souci de la Trace. Elle se sait disparaître. Dans l'urne du potier, Dans le caveau creusé dans la roche, Dans la fosse sans fond, Le mur entre le verger et le cimetière est tombé. Ici gît le renoncement de la bêche. Là, une couronne...
-
30
Orphelins, nos chantiers matinaux ploient sous des héritages que nous n’avons pas réclamés. Mémoire et Oubli. Dressages et Tabous. Il nous faut faire avec ces nodosités que des phrases de charbons nomment trop complaisamment Histoire. Nouveaux nés impétueux,...
-
27
Avec l’orphelinat solaire pour fidèle conjoint, la Nuit, bien autant jalouse et possédée en nous que nous le sommes en elle, S’oublie; Pareil oubli accorde les tensions de la harpe du repos ; Le ciel est tombé _ et alors ? Il n’est jamais tombé que de...
-
21
La venue du poète, qui s’est déjà maintes fois faite jour à travers tes obscurs, nonobstant des éclipses dont tu ne songerais plus à traverser les persistances comme si un purgatoire, c’est aujourd’hui un baiser que tu préfères dérober à la sauvette....
-
19
Fleur noire, fleur blanche, Compagne des nuits noires, Compagne des nuits blanches. Noir. Blanc. Ces interversions de mots nous offrent-elles la figure amicale d‘une distinction foncière? Derrière le visage bouleversé ne semble se tenir aucun changement...