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Nous ne voyons jamais la mort
Qu’à travers les yeux de la Vie.
La parole qui s’avance plus loin
est suspecte.
Au dernier tournant,
Nous attend la morsure végétale
Qui nous a déjà longuement empruntés,
Qui nous a saisis dès le premier souffle ;
Au dernier croisement,
Nos deuils enterrent la visibilité des os,
Dispersent le culte des cendres,
Et rêvent d’invisibles agonies ;
Au dernier virage,
Une boite aux lettres oxydée,
Sans adresse, sans visage,
Demeure ouverte,
Qui se referme sur nos courriers.
A la dernière rencontre,
Nous nous quittons,
Et l’hiver exige de nouveaux printemps…
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