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  • 22

    07 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    A chaque nouvelle ondée, c’est une couronne de poussière, de cendres et de rouille qui t’attend. Ne t’en tiens pas rigueur.

  • 32

    09 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Au nom de la Liberté : Proposer, au lieu de prêcher, et laisser disposer_ Infiniment préférable, même si beaucoup moins vendeur.

  • 31

    09 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Une hérésie demeure encore, trop largement répandue : Venir prêcher au nom de tel ou tel livre, alors que la Nuit déchirée nous a depuis longtemps dévoilé le brasier maintes fois recommencé des bibliothèques en cendres_

  • 8

    04 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Une fois, une dernière fois, Les outils déposés au fond de la remise, J’accorde à mes couchants Désenchantés Le droit De venir pleurer aux pieds De ton levant.

  • 62

    03 mai 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Cette Fleur, fut-elle bornée au temps des hommes, il salue et se signe, reconnaissant de lui prodiguer les parfums d'une robe brun-rouge. A même tout précédant, Elle nous devance, sans avenir_ Mars-Mai 2014. (à Maurice Blanchot)

  • 33

    10 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Sous les arcades de la ténèbre lumineuse, Cernées de rouille, Le pas, en proie aux gréements de force des élongations d’arcanes du vide, ne mesure son trépas que pour rebondir sur sa cadence_ Aucune autre raison de rester debout.

  • 25

    07 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Prendre soin de ne pas confondre la Nuit avec sa propre part d’ombre. L’ombre exige le jour. Trop d’ombres tuent la Nuit_

  • 24

    07 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Comme si dans la Nuit, Aussi sûre que la Nuit, Nuit incandescente_

  • 23

    07 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    «Ronger est l’un des rares verbes qui puisse se conjuguer par une complète obscurité. » René Char, Aromates Chasseurs, I. Fatale imbrication de jours et d’ombres qui reconduisent indéfectiblement à la Nuit.

  • 17

    06 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Immémoriale, fondatrice, Pulvérisée et dévastée, Et récente, cependant, Si récente, Toujours vierge Et déjà violée, A jamais bornée au voile de l’envol immédiat Peut-être, La parole s’annonce et s’énonce, Parmi nous, Entre nous, Et si fragile son ray...

  • 14

    05 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Avec la Lune et le Soleil non opposables, Elle demeure vierge de tout nom. Le blanc séjour lui sied_

  • 13

    05 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Un vieux pot, un peu d’eau, Du sable, de la terre, de la sciure, Divers pigments, Il suffit de si peu, Amphore de formes, Pour incanter ta robe brun-rouge, Pour qu’elle prenne corps, Pour qu’elle fasse corps avec toutes choses ; Dans les veines décante...

  • 12

    05 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    il lui semblait qu’anéantie, Elle conservait encore quelques prétentions vers l’être, sans jamais vraiment être, sans jamais n’être pas.

  • 9

    04 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Charmantes apparences du dévouement, Navrants marasmes du dévoiement, Au milieu de vos yeux, ce trou noir, sans dénouement, Que vous nommez soleils;

  • 6

    04 avril 2014 ( #Eloge de la Rouille )

    Corail mortifère, Les doigts égaux à ton archipel s'évanouissent tels des spores, Qu'apparaisse la surprise éclose de ta disparition promise.

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