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Publié le par Eric Valnerbauch

Royaume de la rouille,

Ton oeuvre lentement,

Aussi sûrement que le silence

minéral,

Aussi sûrement que l'Automne

Prépare son lit végétal dans l'hiver;

Et tu rappelles au coeur qui souffre

L'écorce tumultueuse du printemps,

Et la rudesse de l'argile de l'été,

Friable,

Qu'ont déserté(e) les eaux.

Mais je veux me réjouir encore

de miel et de vin,

Sous les pluies,

Et du sel de mes yeux

Baiser les lèvres d'un soleil ocre,

Comme tous sont seuls,

Ensemble,

Dans les bras de la solitude.

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Publié dans Eloge de la Rouille

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