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Royaume de la rouille,
Ton oeuvre lentement,
Aussi sûrement que le silence
minéral,
Aussi sûrement que l'Automne
Prépare son lit végétal dans l'hiver;
Et tu rappelles au coeur qui souffre
L'écorce tumultueuse du printemps,
Et la rudesse de l'argile de l'été,
Friable,
Qu'ont déserté(e) les eaux.
Mais je veux me réjouir encore
de miel et de vin,
Sous les pluies,
Et du sel de mes yeux
Baiser les lèvres d'un soleil ocre,
Comme tous sont seuls,
Ensemble,
Dans les bras de la solitude.
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