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Au nom de la Liberté : Proposer, au lieu de prêcher, et laisser disposer_ Infiniment préférable, même si beaucoup moins vendeur.
Si écrire est un droit, alors c'est aussi un devoir. Le droit du Rien, et le devoir du tout.
Au nom de la Liberté : Proposer, au lieu de prêcher, et laisser disposer_ Infiniment préférable, même si beaucoup moins vendeur.
Une hérésie demeure encore, trop largement répandue : Venir prêcher au nom de tel ou tel livre, alors que la Nuit déchirée nous a depuis longtemps dévoilé le brasier maintes fois recommencé des bibliothèques en cendres_
Orphelins, nos chantiers matinaux ploient sous des héritages que nous n’avons pas réclamés. Mémoire et Oubli. Dressages et Tabous. Il nous faut faire avec ces nodosités que des phrases de charbons nomment trop complaisamment Histoire. Nouveaux nés impétueux,...
Aubecrépuscule, Berceau naufragé de toute vérité dorée, Tombeau dégagé de tout mensonge obscur, Es-tu une aube, es-tu un crépuscule? Il est toujours trop tard pour saisir l’Aube. Il est toujours trop tôt pour comprendre le Crépuscule. Nous effectuons...
Le risque du raccourci, réponse lapidaire à la tourmente trop tortueuse des sentiers qui ne tournent que pour revenir sur leurs pas. Regarde où tu sautes. Le jour se lève, la nuit tombe, sur le pivot du journuit. Lieu-dit indivisible , l’aube et le crépuscule...
Avec l’orphelinat solaire pour fidèle conjoint, la Nuit, bien autant jalouse et possédée en nous que nous le sommes en elle, S’oublie; Pareil oubli accorde les tensions de la harpe du repos ; Le ciel est tombé _ et alors ? Il n’est jamais tombé que de...
Dans la Nuit, nos ombres perdent leurs contours; Peu importe alors l’en avant ou l’en retrait des cadres. Nos fantômes diaphanes scintillent, à la fois veufs et virginaux ; Qu’elle se tienne en avant ou en arrière de nos actions, la poésie nous a trouvés...
Prendre soin de ne pas confondre la Nuit avec sa propre part d’ombre. L’ombre exige le jour. Trop d’ombres tuent la Nuit_
«Ronger est l’un des rares verbes qui puisse se conjuguer par une complète obscurité. » René Char, Aromates Chasseurs, I. Fatale imbrication de jours et d’ombres qui reconduisent indéfectiblement à la Nuit.