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Pour être sauvée en Christ, la pensée doit se baigner dans le baptême évangélique
canonique. Mais ce n'est pas avec les récits synoptiques (Mathieu, Marc, Luc), qu'elle
reçoit un témoignage mystique. C'est avec l'évangile selon Jean, pour qui Dieu et la
Parole ne font qu'un, et en qui descend l'Oint. Ce témoignage est l'eau baptismale qui
se change en vin, révélant l'Oint du Fils (la vie éternelle de la pensée), qui est la porte
de la Maison du Père (Infini), où ne peut pas monter le baptême (écriture-lecture). C'est
le saut dans la Foi chrétienne (sans peser de la pensée), où la parole selon Christ met
le croyant en relation immédiate à Dieu. Par ce saut, la pensée renonce à penser (jugement
dernier). Elle est toujours déjà sauvée. Par ce renoncement, et cette Foi, la pensée oublie
la Mère (préjugement premier).
Le salut en Christ, maintenu dans les cadres trop étroits de la tradition judéo-chrétienne
anthropomorphique, n'est encore qu'une perdition.