Transposition de la petite mort (3)

 

Série fractale #IV (transposition descriptive)

Fragment #1

Substancialité de l’écriture _ L’écriture porte l’individu et le transporte jusqu’à l’insupportable

(infini), qu’il endure et supporte (animation).

Fragment #2

La transubstancialité dialectique de la littérature (écriture-lecture,) qui n’a lieu qu’en la monade,

par la monade, n’est déjà plus de l’ordre strict de l’écriture en soi (émanation).

Lire, pratique singulière _ Transports.
Nomadisme monadique..

Par la lecture, l’écriture s’écrit dans la monade (unité), sans qu’elle écrive. La monade se détache

de son indivisibilité, entre en nomadisme, se divise (multiplicité), en demeurant indivisible.

Espace littéraire.

Fragment #3

Ecrire, cette pratique _

Discipline par laquelle la monade copule seule, avec son prédicat: le langage. Seule (habitée ou

hantée).

Fragment #4

L’informulable pressentiment organique, comme si jaillir de la féconde plénitude vitale du désir

organique (être), ne répond jamais aux divers stimulis pychosomatiques (monade), que pour

décharger sa formulation inorganique (émanation). Le désir substanciel (réel), par l’animation

de la monade (finie), engendre de la substance fictive (infinie).

Fragment #5 (digression)

Destin tragique de Hölderlin. Dans la Démarche de l’Esprit Poétique, le pressentiment singulier

du langage, jubilatoire, éprouvé lors de l’expérience extatique des poèmes, est redressé par une

logique dialectique fondée sur l’antagonisne de la Nature et de l’Esprit, pour devenir un sentiment

transcendantal universel, accompli. Et pourtant, ce Maître, contemporain de Hegel, qui a su hisser

sa pensée au dessus de l’historicité et de l’histoire, à la hauteur incomparable d’une transcendantalité

vitaliste infinie, fondatrice de la réciprocité de garantie entre le langage et la connaissance, bascule

dans la folie (immanence du psychisme?)

 

Un battement d'aile mystique murmure, telle une brise évanescente, qu'il a été touché par la main

même de Dieu (ne nommant ici plus rien qui soit de l'ordre du nommable) _

 
Fragment #6

La monade déployant la notion de substance fictive infinie _ complexité d’un désir nomadique

onirique, séparé de l’intentionnalité réaliste (utile, finie), bien que relié lucidement (obsession)

à la réalité indéfinie par le désir.

Fragment #7

Description des conditions empiriques (temporelles) de la transposition:

Evanouissement de la monade (une et multiple) dans l'émanation de la pensée concomittante à

l’animation de la substance fictive, à même la pratique nomadique de l’écriture (transubstancialité

du désir d’écrire déterminé et de la substance fictive indéterminée).

 

Série fractal #V (transposition suggestive)

Fragment #1

Quand la puissance de la pensée devient l’écriture en acte _

Ecrire en transposant. Transposer en écrivant.

Fragment #2

La divination est constitutive de l’impossibilité d’une conception de la divination (organisation

théorique opérée par une conscience intentionnelle). Se désolidarisant, par l’évanescence de

la monade, de tout espace à n dimensions, elle est avènement.

Fragment #3

Chaos psychosomatique singulier (interne), qui n’est plus un espace de singularité temporaire,

sans devenir un néant.

Fragment #4

L’incoercitive sensation, extatique, de l’inoptique chaos psychosomatique abolit la coefficiente

distance approximative de l’axe orthogonal et terminologique. Elle délocalise la pensée de sa

propre lisibilité (multiplicité sensitive illisible). (Que ceux qui refusent de croire à l’existence incoercitive des

sensations séparées (multiplcité d’unités sans unité constitutive), et affirment la primauté de la perception (unité de la

conscience intentionnelle), montent sur un ring, en face d’un boxeur professionnel _ il y a là une indication organique

et empirique sérieuse de l’idée de multiplicté dépassant l'unité de la perception intentionnelle)

Fragment #4bis

La diversité vectorielle et contradictoire des parallèles significatives est une confusion unanyme.

Toute idée d’organisation (organique ou inorganique) se désagrège, sans que n’advienne l’absolution

d’une abscisse et d’une ordonnée spécifiques. L’angle perpendiculaire n’est pas délocalisé. Il est

disloqué. Cette dislocation est l’unité absolue de la localisation. La pensée n’étant pas, ou n’étant

qu’un orgasme absolu de la pensée.

Fragment #5

Déclivité de l’évidence (fondamental) _

Fragment #6

Les déclinaisons mathématiques réalisent leurs ellipses autour d’un effondrement centrale de

l’intelligibilité, qui est implosion de pensée.

Fragment #7

Absence excentrique, sensuelle, jubilatoire et terrifiante

Fragment #8

Ne pas laisser la peur prendre le dessus _

Fragment #9

Cette dissolution absolue de la rationalité, qui est venue au monde d’une pensée, n’est plus sous

l’effet de la somme singulière des angles intentionnels de la monade.

Fragment #10

L’accident, absolument (multiplicité évènementielle intransitoire)_

Fragment #11

Abolition, qui n’est déjà plus abolition, et pas encore apparition.

Fragment #12

Elle n’est l’abolition de la pensée qu’elle est, que parce qu’elle ruine sa propre apparition en tant

qu’abolition de la pensée. L’oblitérant, elle  mobilise encore la pensée. La pensée refuse de s’abolir.

La pensée se fixe sur cette impossibilité de penser, qui est devenu le centre de gravité.

Fragment #13

En oblitérant la monade dans la substance fictive, et la pensée dans la monade, c’est la substance

fictive infinie que la divination oblitère.

Fragment #14

La divination n’est pas un signe de la mort. La monade traverse moins sa mort ou celle des signes,

que l’absence même de signification. Cette absence est la présence de sa propre durée, vitale, frac-

tale. Ce n’est pas l’absurde (sentiment fini). C’est le désir même de la pensée que le vide infini appelle

comme un trou d'air.

Fragment #15

Orgasme de la pensée, ou la pensée ne pense plus, et qui est aussi la sensation d’un abîme sans

appel de la pensée. Point culminant, qui n’est que l’abolition de tous les points culminants.

Fragment #16

L’abîme est le vertige, et le vertige l’abîme. L'orgasme abolit tout croisement central des lignes horizon-

tales et des lignes verticales. Il comprime le relief. Effondrement de l’horizon dans la naissance même

de l’horizon, qui culmine, jubilatoire, émanant de son propre gouffre (implosion).

Fragment #17

L’horizon ne culmine que parce qu’il est l’écrasement de la verticalité, sans détermination. Descente

ou chute de la verticalité à l’angle indéterminable où l’horizon s’élève. L’abolition n’est pas apparition

de l’abolition, mais révélation.

Fragment #18

Inattribuable _

L’avénement résiste à l’analyse en détruisant la synthèse (divinité du Rien).

Fragment #19

La révélation a la tonalité de la surprise. Par la surprise, elle accorde le recentrement d’une

cohabitation d’idées séparées qu’elle enveloppe, et relient entre elles.

Fragment #19

L’intelligibilité s’est désagrégée dans l’irréductibilité sensible de la substancialité de la monade

finie (désir),  puis est réapparue, avec une révélation de la substance fictive infinie (pensée).

 

Le Verbe est l’agencement combinatoire du langage, de l’art, et du mythe.

                                (ce qui reste à thématiser _

Fragment #20

 

Cette révélation antémystique de la déité du Verbe n'est qu'une divination particulière

(émanation à travers une monade).

 

Fragment #21

Toute divination est singulière (contradictoire) _

 

Fragment #22

 

Vestige de la divinité du Rien (petite mort), plutôt que ruines de la totalité de Dieu_

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