Transposition de la petite mort (1)

 

Série fractale #I (postulats)

Fragment #1

Substancialité du désir _ Le désir porte l’individu et le transporte jusqu’à l’insupportable,

qu’il endure et supporte (animation).

Fragment #2

L’organisme individuel déployant l’idée de son individualité _ complexité d’une monade

indivisible, bien que décomposable (agrégat).

Fragment #3

Il n’y a transubtancialité (copulation) du désir (attraction-répulsion) qu’en la monade,

par la monade.

Fragment #4

L’orgasme organique _ extase organique. Evanouissement de la pensée de la monade,

dans la monade, concomittante à l’animation de la monade, et résultant du coït monadique

(transubstanciel). L’intelligible se désagrège dans l’irréductibilité sensible, puis réapparaît.

Le désir n’accomplit cette fin qu’en oblitérant la  pensée (petite mort).

Fragment #5

Simultanéité de l’orgasme des monades, point culminant de la transubstancialité de l’orgasme

organique (accomplissement de la petite mort). Ce n’est déjà plus le sexe naturel.

C’est l’érotisme (art).

A transposer au désir d’écrire _


Série fractale #II (éliminations)

Fragment #1

Le Kamasutra _ bible érotique.

La collection centrale des positions organiques que cette bible propose, sollicite trop, par le

recentrement de l’imagination sur le plaisir du corps, la pensée perspectiviste (pratique et

fantasmatique), pour transposer la petite mort (oblitération de la pensée).

Fragment #2

L’érotisme en général, qui est une esthétique fondée sur les relations entre le plaisir sensuel

(organique), et son espace fantasmatique (inorganique), où la sexualité est élevée au niveau

de l’art, n’a pas trait à la transposition.

Fragment #3

La transposition de la petite mort est sans rapport avec une littérature dont le thème est érotique.

Elle ne correspond pas plus à une thématisation érotique de la littérarure.

Fragment #4

Thématiser et transposer _ deux pratiques distinctes de l’écriture et de la pensée.

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