L'érotisme de la mémoire 1

Publié le par Eric Valnerbauch


Avortement préalable

Il engouffre son propre avortement. Se sépare de l'abîme qu'il quitte. A y renaître.
Il est le rapprochement qu'il inaugure, dont il tire l'inclination d'opérer le départ
du chaos qui l'agit, qu'il réorganise, où il sortira. Il se délie physiquement de la nuit
à mesure qu'il s'y engage. Un feu à l'intérieur du feu. Eclos. Que tous subissent. Il
engouffre son avortement et coïncide avec. La condition de son étreinte est ce
bouillonnement de l'ouïe tournée une première fois vers ce qui s'entend. Impuissamment
ouverte dans ce sauvetage inconstant. Il y a un au-delà du sauvetage. L'érotisme de la
mémoire engouffre son propre avortement. Le sauvetage est le sens de la mémoire.
L'érotisme de la mémoire ralentit le sauvetage. A laisser partir l'absence éclose. Charrier
l'image jusqu'aux ténèbres de la nuit pour la revêtir et n'en perdre que l'écart, frayé par
l'embrasement fragmenté qui fige la clôture de son apparition, de sa fuite.
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