Eluard Surréel

Publié le par Eric Valnerbauch



                                                           (à Loran)

    Comment ne pas distinguer dans ce nom l'une des plus grandes ironies

de l'exception littéraire? Paul Eluard, archet en place du coeur, ne cesse

de découvrir la profonde figure du philanthrope souffrant, dont la douceur,

l'amabilité, émaillent le poing d'une révolte jamais finie, d'une révolte qui

prend tous les visages de l'espoir, et propage l'énergie volontaire d'équilibrer,

d'égaliser, de produire une poésie au nom de tous, qui pourtant, se referma

sur son seul nom. De cette douceur, il ne nous sépare jamais, même lors de

ses plus indispensables violences, même dans ses pointes les plus exacerbées;

il pense aux autres. Si une poésie communiste se révèle impossible, si comme

le signale lucidement Artaud, il eut fait beau voir le Communisme s'élever au

Surréalisme alors que le Surréalisme descendait dans le Communisme, Eluard

en est désormais le seuil surréel. Et combien sommes-nous, aujourd'hui, à penser

à lui?

Publié dans Impressions

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L

Au seuil du surréel, sa lanterne sous le boisseau luit. Lui s'y brûlait les doigts choisissant la brulure supportable, effrayant l'inhibiteur conservatisme phallocrate post cro-magnonesque. Cette
lueur luit dans les interstices éclairant les jours d'un nouvel humanisme qui cherche son nom.


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