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Publié le par Eric Valnerbauch

Les juifs, contrairement aux grecs, n’ont pas originellement mesuré le caractère ambigu

de l’écriture. L’inspiration prophétique est d’emblée vérité et lumière divine. Le mensonge

et les ténèbres sont d’emblée du côté de Satan. Le clair-osbcur du daïmon n’est pas pensé

en tant que tel. Il est constamment enveloppé dans la mise à l’épreuve de la Foi, où Dieu et

Satan sont toujours déjà séparés. Dieu est le Salut. Satan la perte. La ciguë socratique, en

laquelle Platon mesure l’ambiguité du Pharmakon, où, à travers le Muthos et le Logos, l’écriture

est à la fois remède et poison, demeure étrangère aux écrits hébraïques. Et pourtant, la ciguë

est dans le Graal, dès la prophétie de la venue du messie par Moise, qui sépare aujourd’hui

encore Judaisme et Christiannisme. Cette séparation, l’Islam n’a fait que la déplacer sans la

résoudre. Partant tous de la divination “L’Un est l’Un”, ces trois monothéismes dominants la

divisent irrémédiablement, déployant non pas l’unité de l’Un, mais sa multiplicité conflictuelle.

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<br /> Salut, j'espère que tu vas bien... A propos de l'écriture hébraique j'ai découvert un jour un bouquin extra de Annick de Souzenelle "La lettre chemin de vie - la symbolique des lettres hébraiques"<br /> Je te le recommande...<br /> <br /> <br />
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