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Publié le par Eric Valnerbauch

Evanescente ralentie
Aux yeux des éphémères,
Telle l’eau des larmes
De joie et de peine des vieillards,
Dans le vieux seau
Au fond du jardin ;
C’est là que l’enfant grandit,
Près de l’arbre,
Près du puits,
Près du prochain seau;
Que telle le la brindille d’herbe
Dans la rosée du printemps,
Il se dresse,
Goûte ses premiers rayons,
Savoure ses premiers sauts,
Epanche ses premières amours,
Etanche ses premières soifs ;
Là, tout n’est que saveur matinale ;
Dans le vieux seau rouillé,
Au fond du jardin,
La nature morte est une nature vive_
Les regards du nouveau-né
Et du vieillard se croisent,
Se mêlent,
Puis retournent à la Terre,
Telle l’eau des pluies.

Publié dans Eloge de la Rouille

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