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Publié le par Eric Valnerbauch

Paix des silences assourdissants,
Le repos de cette tombe n'est jamais le sien;
Quelqu'un regarde la tombe d'un autre,
qui n'est de personne.

Le regardant de pierre,
Clôture fantomatique
Que tu nommes pierre d'innommée.

Ils fouilleront les épitaphes
avec d'autres doigts,
Recouvriront les découvertes
avec d'autres gestes,
Comme nous l'avons fait.

Elle n'ignore pas le croisement
où les regards se croisent
sans se croiser jamais,
où la grande nodosité des gestes
n'est que la solitude du Regard.

Publié dans Eloge de la Rouille

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