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Publié le par Eric Valnerbauch

Ainsi donc,
Le chant se bornerait à hanter la parole.

Et qu'attendre encore du poète,
Hors des divertissements
et des enchantements sibyllins,
Qu'exiger de lui,
Dans la ténèbre et les lumières?
Sinon du Nouveau!
Elle n'est pas nouvelle,
Cette prophétie,
Plutôt ancestrale même,
Et nul n'est prophète en_

Mais ils sont rares ceux qui
aiment le pain et le vin
en qui s'épuisent toutes
recettes.
Car elle épuise toute recette.
La plaie ne se résorbe pas.
Elle ne creuse jamais que notre creusée.
Il faut voir dans le noir.
Il faut cuisiner avec soi.
Il faut en découdre avec la Rouille.

Et les poètes chantent en vain
jusqu'au point noir,
comme d'autres boivent du vin,
jusqu'au trou noir,
C'est ainsi_

Et les simplets, simplement, sourient,
tandis que les génies s'épuisent.

Publié dans Eloge de la Rouille

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