27

Publié le par Eric Valnerbauch

Avec l’orphelinat solaire pour fidèle conjoint,
la Nuit, bien autant jalouse et possédée
en nous que nous le sommes en elle,
S’oublie;
Pareil oubli accorde les tensions de la harpe
du repos ;

Le ciel est tombé _ et alors ?
Il n’est jamais tombé que de là
où nous avions voulu le hisser,
dans l’espérance de hisser
nos tourmentes en ses Olympes.
Tempêtes. Volcans. Abîmes.
Redoublement collectif de la chute.
Icare et Dédale voleurs de feu
volant main dans la main vers le soleil
caverneux du Minotaure.
Le ver à soie s’enferme avec son
propre fil d’Ariane.

C’est dans la Mer Egée,
à travers la singularité de nos exils,
que la Terre est fraîche dans le soir du désert.

Là où reposent la Nuit_
Ici nous réclamons des guides;
Ici pourtant, prennent fin tous les guides.

Publié dans Eloge de la Rouille

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article