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Publié le par Eric Valnerbauch

Fleur noire, fleur blanche,
Compagne des nuits noires,
Compagne des nuits blanches.
Noir.
Blanc.
Ces  interversions de mots nous offrent-elles
la figure amicale d‘une distinction foncière?
Derrière le visage bouleversé ne semble se tenir
aucun changement essentiel.
C’est la Nuit qui nous absorbe,
Encore, toujours.
Ou plutôt, nos jours dés-orientés
dans le séjour amnésique nocturne,
qui nous tourmentent.
Fleurs de rouille,
Compagnies dévorantes de mes journuits brun-rouges,
Vous fuyez et faites front,
Vous vous exposez et vous cachez,
d’un seul tenant.

Publié dans Eloge de la Rouille

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