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Publié le par Eric Valnerbauch

j’ai bu à la fontaine d’innocence,
Plongé ma coupe
dans l’eau vive et naïve,
baigné mes yeux des splendeurs
des fleurs blanches,
supporté leurs épines,
mêlé ma sève aux crues,
distillé les poisons,
éprouvé les heures sèches,
porté le deuil au seuil imperméable des sources ;
j’ai vu faner l’absente, bu ses liqueurs amères,
j’ai bu, oui,
et ravalé les saveurs de ma propre rouille.
Mais  je porte à tes lèvres la coupe
De l’innocence de la parole,
Ce joyau si précieux,
Le plus pur impossible,
Fleur noire dont l’hivernal rameau
sanctifie ma coupe
du Simple

Alors prends soin de boire
et sinon

Publié dans Eloge de la Rouille

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