#16

Publié le par Eric Valnerbauch

"Dans le système hégélien (c'est-à-dire dans tout système),

la mort est constamment à l'oeuvre, et rien n'y meurt, et

rien n'y peut mourir. Ce qui reste après le système, reliquat

sans reste : la poussée de mourir dans sa nouveauté répétive"

 

"Le désastre a déjà dépassé le danger, même lorsque nous

sommes sous la menace de --. Le trait du désastre est qu'on

y est jamais que sous sa menace et, comme tel, dépassement

du danger."

 

"Il n'y a désastre que parce que le désastre incessamment se

manque. Fin de la nature, fin de la culture" Maurice Blanchot.

 

L'écriture du désastre expérimente l'inexpérimentable. Elle neutralise

le paradoxe de surseoir au désastre qui se dérobe à tout délai.

Flirtant comme par sursaturation avec la connaissance dialectique et littéraire,

elle approfondit la faille des miroitements, opère des retournements, des renversements,

et des rebondissements inattendus. Que retourne t'elle? L'écriture.

Que renverse-t'elle? Les perspectives. Comment rebondit-elle?

Par désappointement et ironie. Elle produit l'alternative non systémique de l'atermoiement.

En marge de toute totalité ou système, en marge même de l'être et du néant,

elle ne trace pas l'unité fragmentaire d'une marge. Elle est fragments.

 

Le Sinistre de l'écriture ne s'y réfléchit pas. Il ne s'y écrit pas. Il ne s'écrit pas.


Il l'infléchit _

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