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Publié le par Eric Valnerbauch

Rien que le bruissement des feuilles nocturnes
ou la nuit blanche,
et l’allée des jours légendaires
où s’étreignent les ifs ;

Ô pinceau baigné d’encre de chine,
qui du vent où des feuilles
décida ton premier frémissement ?

D’où tiens-tu cette fleur,
dont la présence te fait succomber
sous l’absence de parfum ?

Qu’elle est-elle,
Valeur ouverte aussitôt oubliée
entre tout oubli ?

Sous le vernis des cadres,
Nous le savons,
Il n’y a de lumière
que l’obscure épaisseur
Des toiles.

Publié dans Eloge de la Rouille

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