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Publié le par Eric Valnerbauch

Nous ne voyons jamais la mort
Qu’à travers les yeux de la Vie.

La parole qui s’avance plus loin
est suspecte.

Au dernier tournant,
Nous attend  la morsure végétale
Qui nous a déjà longuement empruntés,
Qui nous a saisis dès le premier souffle ;

Au dernier croisement,
Nos deuils enterrent la visibilité des os,
Dispersent  le culte des cendres,
Et rêvent d’invisibles agonies ;

Au dernier virage,
Une boite aux lettres oxydée,
Sans adresse, sans visage,
Demeure ouverte,
Qui se referme sur  nos courriers.

A la dernière rencontre,
Nous nous quittons,
Et l’hiver exige de nouveaux printemps…

Publié dans Eloge de la Rouille

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